Mégaoesophage congénital

• Prédisposition raciale seule démontrée. • Caractère familial de la maladie suspecté chez les races prédisposées.

Photo illustrative, ce chien n’est pas malade

Megaesophagus.

Anomalie congénitale caractérisée par une dilatation diffuse de l’œsophage, focale ou généralisée. Cette dilatation s’accompagne d’une diminution voire d’une absence de péristaltisme œsophagien. La pathogénie de cette affection reste encore incertaine, bien qu’un défaut d’innervation afférente vagale soit suspecté.  

#SYSTÈME DIGESTIF

Races prédisposées

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Suspicion

Signes cliniques observés chez un chiot de race prédisposée, peu de temps après le sevrage, lorsque les chiots commencent à ingérer des aliments solides.

Fréquence

Rare.

Signes cliniques

• Régurgitations chroniques.
• Dysphagie.
• Ptyalisme.
• Perte de poids pouvant conduire à une cachexie.
• Gonflement en région cervicale, conséquence d’une éventuelle dilatation de la portion œsophagienne cervicale.
• Signes de pneumonie par fausse déglutition : toux grasse, jetage, dyspnée, hyperthermie.

Méthodes de diagnostics

1. Épidémiologie et clinique.
2. Radiographies thoraciques et de la région cervicale (avec ou sans produit de contraste) : œsophage dilaté par de l’air, des fluides ou du bol alimentaire. Éventuelle opacification pulmonaire alvéolaire en cas de pneumonie par fausse déglutition.
3. Diagnostic d’exclusion des causes de mégaœsophage acquis.

Diagnostic différentiel

• Œsophagite, reflux gastro-oesophagien.
• Sténose œsophagienne, bride vasculaire.
• Persistance du 4ème arc aortique droit.
• Corps étranger œsophagien.
• Spirocercose.
• Hernie hiatale.
• Intussusception gastro-oesophagienne.
• Néoplasie.
• Myasthenia gravis.
• Polyneuropathie périphérique, polymyosite.
• Dysautonomie.
• Dermatomyosite.
• Hypothyroïdie.
• Hypocorticisme.
• Botulisme.
• Lupus érythémateux disséminé.
• Tétanos.

Pronostics

Variable ; correct si les consignes diététiques sont respectées et si les épisodes de pneumonie par fausse déglutition sont détectés et traités précocement.

Traitements

• Le traitement de cette affection est essentiellement un traitement hygiénique. Les chiots atteints doivent être nourris avec un aliment riche en calories dont la quantité doit être divisée en de multiples petits repas, disposés dans une gamelle surélevée. Différentes consistances d’aliment (du liquide au solide) doivent être testées pour évaluer la tolérance de l’animal à l’aliment considéré. Il faut également éviter que l’animal se couche dans les 30 minutes qui suivent la prise alimentaire.
• La pneumonie par fausse déglutition éventuelle doit être traitée à l’aide d’antibiotiques, idéalement choisis après réalisation d’un antibiogramme sur liquide d’aspiration transtrachéale ou lavage broncho-alvéolaire.

Tableau génétique

Transmission

• Prédisposition raciale seule démontrée.
• Caractère familial de la maladie suspecté chez les races prédisposées.

Mode de transmission
Le gène muté et sa mutation
Possibilité d'un test ADN

Non.

Conseil aux éleveurs

Chez le Schnauzer Nain et le Fox Terrier à poil dur : écarter les animaux atteints de la reproduction et considérer leurs parents et les membres de leur portée comme potentiellement porteurs d’une mutation.